martedì 5 gennaio 2010

The Great Train Robbery

[…] j'aimais bien Casey Affleck, le fait que tout le monde passe son temps à se tirer littéralement dans le dos, l'impression générale que le film a en quelque sorte intégré la présence invisible de ses propres spectateurs, ceux du présent au cinéma et ceux du passé au théâtre (et la dernière partie me semble confirmer cette impression), l'attente créée par la voix off, dont on soupçonne toujours qu'elle va nous sortir une réflexion métaphysique et qui reste toujours en deça de nos espérances (ce qui est un choix judicieux, la plupart du temps, art de la déception etc.) en restant platement descriptive, non sans une sorte de bizarre stupeur heideggerienne, bref une voix off quelque part entre Malick et Barry Lyndon, et qui confère au film une petite musique qui au fond me semble une petite invention. Et puis les scènes pesantes où Jesse James pose une question, et on sait qu'il connaît déjà la réponse, et ses interlocuteurs aussi, et pourtant ils continuent à mentir, mollement, sans conviction, sans même savoir pourquoi, en attendant qu'un ange passe, ou plutôt un diable, et qu'il les emporte tous en enfer.



[…] questa scena resta un capolavoro di condensazione forma-senso, la storia degli Stati Uniti d'America in due minuti di film girati da un neozelandese.


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